Le Régiment se distinguera aussi pendant ses services d'Escorte Presidentielle et de personnalités Etrangères, en particulier le 31 Mai 1905.

Ce jour là un attentat contre Le Président de la République et le roi d"Espagne fera 20 blessés dont trois hommes du 2ème Cuirs, blessera 13 chevaux du régiment et en tuera 1.

En 1914 suite au départ des Cuirassiers pour le Front, les fonctions d'Escorte seront reprise jusqu'à nos jours par le Régiment à cheval de la Garde Républicaine de Paris

 

Extraits du "Petit Journal" du 11 juin 1905.

Certaines photos sont extraite du"Petit Journal" de 1905 et presente une qualité moyenne. cliquez sur les photos pour agrandir

ATTENTAT CONTRE LE ROI D'ESPAGNE

Explosion d'une, bombe rue de Rivoli.

Les théories coupables de M. Gustave Hervé, les excitations des internationalistes et des sans-patrie, les menées anarchistes qu'on a eu la faiblesse de laisser se produire librement ces temps derniers, ont porté leurs fruits,

Une bombe a été lancée contre la voiture dans laquelle le roi d'Espagne et M. Loubet, venant de l'Opera, regagnaient le ministère des affaires étrangéres.

La belle journée que le roi avait consacrée tout entière à Paris, et durant laquelle la population n'avait cessé de lui prodiguer les marques de son enthousiasme joyeux, s'est ainsi malheureusement terminée par un incident lamentable qüi eût pu être une catastrophe.

Il était environ minuit et demi. Le cortège royal, acclamé sur tout le parcours de l'avenue de l'Opéra, très brillamment illumi née, se trouvait à l'angle de la rue de Rohan et de la rue de Rivoli.

Tout à coup, une détonation retentit comme un coup de canon; une flamme jaune brille à gauche de la voiture du roi. Un cheval est soulevé de terre, puis retombe,lourdement, mort, eventré. Un autre cheval s'emballe et court sur les curieux massés sur les trottoirs de la rue de Rivoli. Une panique effroyable se met dans la foule qui s'enfuit en une bousculade folle. Des cris de douleur se font entendre. Il y a des blessés.

Mais la voiture royale est intacte. Le roi et M. Loubet ne se sont pas un seul instant mépris sur la portée criminelle de l'attentat dont ils viennent d'être miraculeusement préservés. Mais l'un et l'autre ont gardé tout leur sang­ froid, Même Alphonse XIII s'est levé cràne ment dans la voiture pour bien montrer à la foule qu'il n'était pas blessé.

Les cavaliers de l'escorte se sont alors rapprochés encore plus complètement du landau royal qu'ils entouraient, et, en rangs serrés, ils ont, comme ils en avàient reçu l'ordre,continué leur course à travers la rue de Rivoli, vers le quai d'Orsay.

Vingt personnes blessées, un cheval tué, tel est le bilan de, cet affreux attentat qui, s'il a heureusement manqué son but, n'en a pas moins soulevé l'indignation générale parmi la population parisienne.

Devant la belle et courageuse contenance du jeune roi, les vœux de tous les bons Français se sont tournés vers la reine Marie-Christine qui, là-bas, à Madrid, songe aux périls qu'affronte son fils.

Et la pensée de la France entière s'est envolée ,vers cette mère aclmirable, pour partager son angoisse et se réjouir avec elle des circonstances qui ont sauvé son enfant.

.X.

       
 

Une du journal "Le Petit Journal"

   
                 
     

Emile LOUBET

 

Alphonse XIII

         
                     
   

Avant l'arrivé d'Alphonse XII. L'Escorte de Cuirassiers à la gare du bois de Boulogne.

       
                     
   

La "Daumont" Royale devant la gare des Invalides.

       
                     
   

Le piqueur Troude devant la voiture Royale.

       

ORDRE GENERAL N° 15

Du Gouvernement Militaire de PARIS

Dans la nuit du 31 Mai au 1er Juin, le 4ème Escadron du 2ème Régiment de Cuirassiers, commandé par le Capitaine GARNIER, escortait la voiture emmenent le Président de la République et S.M le Roi d'Espagne, de l'Opera au Palais des Affaires Etrangéres.

Sur le parcours du cortege, un bombe lancée par une main criminelle a fait explosion et causé plusieurs victimes, entre autres le Brigadier CHARTON et les cavaliers THIERRY et DUPERAY.

Les Officiers, Sous Officiers, Brigadiers et Cavaliers du 4ème Escadron ont fait preuve du plus grand sang froid, aucun désordre ne s'est manifesté dans la troupe bien que 14 chevaux ai été atteint dont 1 mortellement.

Sans souçi du danger qu'il couraient, n'obeissant qu'a leurs consignes et à leur devoir, tous se sont regroupé autour de la voiture du President.

Ils ont donné dans cette circonstance, un bel exemple du devoir militaire et le Gouvernement militaire de Paris leur adresse ses plus cordiales et chaleureuses félicitations.

Un exemplaire du present Ordre sera remis à chacun des Officiers, Sous Officiers, Brigadiers et Cavaliers du 4ème Escadron.

Paris le 2 Juin 1905

           
                     

Alphonse XIII saluant la foule à la gare du bois de Boulogne.

                     
   

Sur le perron du ministére des Affaires Etrangéres.

       
                     

Un exemplaire de l'Ordre N°15, remis aux Cuirassiers